Quel crédit donner aux sondages d’opinion ? Marc Swyngedouw (KUL), revient sur le difficile traitement des sondages devenus un moyen de produire du contenu dont les éditeurs contrôlent le processus. Des résultats à prendre avec des pincettes.

 

Extrait :

Il faut que les rédactions prennent conscience de ce qu’elles diffusent. Baseraient-elles un dossier politique sur un entretien téléphonique avec Madame Soleil ? Il faut donc une base de travail de qualité, c’est-à-dire des enquêtes en face-à-face (quota; random walk) ou postale (methode Dilman).

C’est une responsabilité journalistique de diffuser des résultats. Quel que soit le document qui sert de source, le journaliste doit se poser les bonnes questions. Qui a été interrogé ? Comment ? Quelle est la marge d’erreur ? En cas de panelistes volontaires, on ne peut pas calculer la marge d’erreur. Il faut que les journalistes aient la liberté et le temps de le faire. Si l’enquête n’est pas représentative, alors rien ne sert de communiquer des résultats. Il faut de l’honnêteté intellectuelle envers les citoyen.ne.s, et d’autant plus pour les chaines du service public.

Lire l’article sur le webzine « Régulation » du CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, Belgique)