De façon générale, les rédactions ont souvent tendance à s’appuyer uniquement sur des “experts” dont l’avis ne fait l’objet d’aucune vérification journalistique. Ceci peut s’avérer très dommageable, notamment si les “experts” sont en réalité des personnalités controversées — voire clairement désavouées — dans les communautés scientifiques, ou s’ils sont interrogés sur des sujets hors de leur domaines de compétence. À cela s’ajoute l’approche catastrophiste qui caractérise de nombreux reportages sur des sujets “polémiques” tels que les OGM ou les vaccins. Ces derniers privilégient souvent le sensationnalisme à la rigueur, quitte à présenter sur un pied d’égalité des opinions, des hypothèses non prouvées et des faits scientifiques établis.

Publier des informations “scientifiques” ou “techniques” dont il est avéré qu’elles sont fausses tient tout autant du phénomène de fake news que reprendre sans critique les propos de Donald Trump sur le nombre de personnes présentes le jour de son intronisation. Pourquoi la rigueur journalistique s’arrête-t-elle aux portes des laboratoires ? Pourquoi serait-il moins grave de publier une information scientifique fausse qu’une information politique fausse ?

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