Extrait de l’article original d’André Gunthert publié sur son site « L’image sociale » :

« Le sentiment d’être face à une réalité totalement inédite, dans sa manière d’apparaître, sans l’encombrant folklore des banderoles et des pancartes, et dans sa gestion souveraine de l’espace urbain, s’effondrait dès la confrontation avec le miroir télévisé. La caricature des mouvements sociaux est un classique du compte rendu médiatique. Mais l’ampleur de la distorsion atteignait ici des sommets.
Comme mes amis photographes sur Facebook, aimantés par le pittoresque des situations d’affrontement et par la rassurante identification d’une figure connue – l’apocalypse sur fond d’incendie –, l’information privilégiait le schéma des violences émeutières, aplatissant l’intelligence et la nouveauté du mouvement par l’imposition du filtre de la casse. Pas étonnant qu’une mobilisation qui refuse toute médiation soit si mal traitée par les médiateurs professionnels, qui sont en réalité aussi dépassés que la police par les caractères inédits de l’action. »

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